Contexte général

Une nouvelle donne

Jusque dans les années 1990, les relations entre les entreprises et les organisations représentant des intérêts de la société, ONG, associations, entrepreneurs sociaux ou groupes informels, étaient réduites à deux schémas dominants : la confrontation ou le mécénat.

Depuis une quinzaine d’années, ces relations ont évolué. Des facteurs de changement toujours plus nombreux interviennent : fin programmée des énergies fossiles, avancées des études scientifiques et de la prise de conscience sur le réchauffement climatique, croissance des inégalités sociales… Ces bouleversements imposent de nouvelles règles pour le développement des activités des entreprises.

Les organisations de la société civile dont le nombre a crû de manière exponentielle dans le monde durant cette période, sont directement concernées par ces enjeux, qui souvent constituent le cœur de leur action. Par l’attention qu’une partie d’entre elles portent aux pratiques des entreprises, elles exercent une pression sur le monde économique qui n’a jamais été aussi forte. Par leur connaissance des territoires et des populations, par les approches innovantes qu’elles développent, elles sont aussi une source de solutions à certains enjeux de développement durable.

Le temps de l’action

Aujourd’hui, la relation des entreprises aux communautés et aux territoires, mais aussi les enjeux sociaux et environnementaux mentionnés précédemment, sont prioritaires dans l’agenda décisionnel.

La relation aux ONG prend donc un tour nouveau. Pour mieux travailler leur intégration sociétale (que ce soit dans les pays du Sud ou les pays occidentaux), renforcer leur acceptabilité et leur licence to operate, innover et mieux gérer leurs risques, les entreprises doivent intégrer la relation aux ONG dans leurs processus de décision, sous peine d’en subir les conséquences économiques directes et indirectes.

Cela suppose une capacité de remise en cause, d’adaptation et d’ouverture sur de nouveaux modes relationnels, de management et de prise de décision afin de mieux appréhender leurs relations avec la société civile. Pour moins les subir, les entreprises doivent être proactives et non plus réactives et se placer dans une véritable logique de création de valeur.